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Echo presse dans Le Soir du 03/03

Peu de succês pour la majorité à  16 ans

BORLOO,JEAN-PIERRE
Mercredi 3 février 2010
L’idée de Charles Picqué (Le Soir du 2 février) d’abaisser la majorité pénale à  16 ans ne fait pas que des heureux. Ni au MR ni au CDH. Le député MR boitsfortois, Xavier Baeselen, n’est pas hostile à  un échange de vues sur le sujet. « Notre société évolue, les jeunes exercent des responsabilités de plus en plus tà´t. Je ne suis pas contre le fait de tirer toutes les conséquences de cela. Mais si l’on envisage la majorité pénale à  l’âge de 16 ans, il faut aussi envisager la majorité civile à  cet âge-là , ou même le droit de vote. L’approche doit être globale. »

Aujourd’hui, la limite est fixée à  18 ans. En dessous, on bénéficie d’une justice protectionnelle basée sur l’éducation ; au-dessus, la justice des majeurs s’applique avec force. Mais dês 16 ans, un jeune peut aussi être dessaisi de la juridiction de la jeunesse pour être confié aux adultes.

« On pourrait envisager une disposition inverse, cogite Xavier Baeselen, o๠la rêgle serait de confier un jeune délinquant à  la justice des adultes à  16 ans tout en prévoyant un dessaisissement vers le tribunal de la jeunesse. En fait, cela revient à  inverser le systême actuel. Mais rien ne justifie que l’on renvoie tous les jeunes délinquants vers une juridiction d’adultes, » conclut le député MR.

Le CDH s’étonne aussi de cette proposition. Les humanistes restent attachés à  l’idée d’intégrer le jeune dans la société plutà´t que de le mettre au ban. « Généraliser l’enfermement des jeunes dans les prisons serait contre-productif. » Le CDH propose plutà´t de renforcer le systême éducatif existant

Comments

Comment from fernand
Time 5 février 2010 at 19 h 10 min

Sans doute était-il urgent d’instaurer au début du sciècle passé des lois de protection de l’enfance et de la jeunesse. A partir du milieu de ce même sciècle l’enfant est toutefois idolâtré. Dans les familles avec un enfant il est placé sur un pavois, tout lui est permis. Dans les familles d’origine nord africaine, certains garçons sont élevés dans un esprit de supériorité absolue. Dès l’instant où ces enfants sont confrontés à un groupe, ils ne se retrouvent pas. Tout n’est plus possible et la meilleure place n’est plus acquise. L’enfant est alors malheureux ou révolté. Il grandit socialement très mal et doit être régulièrement réprimandé. S’installe alors dans son esprit un sentiment de révolte. A partir de là, la société cherche en vain des solutions. La seule issue à cette catastrophe est d’instaurer une école( obligatoire) de parents. Apprendre à ceux-ci qu’aimer un enfant n’est pas le gâter mais de lui apprendre, l’affection, le partage, la tolérance, la conviviabilité. Pour résumer le vivre ensemble. Une jeune plante peut être redressée sans douleur; dès qu’elle a plus de trois ans on doit lui faire très mal pour lui donner une orientation positive. L’enseignant, l’éducateur, le politique, le gendarme l’assistant social le gardien de prison sont tous incapables de redresser un jeune qui est mal orienté. L’enseignement se fait entre 3 et 25 ans, l’éducation se fait de 0 à 3 ans. Quand notre société aura réassimilé cette vérité elle se portera mieux. Sinon, il faudra effectivement un gendarme à côté de chaque citoyen

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