Echo Presse dans La DH du 20/02
HUMANITAIRE
Selon Charles Michel, “un consensus politique†se dégage en Europe
BRUXELLES La mise sur pied d’un Euro-Fast vient de franchir une étape importante. “Il y a à présent un consensus politique sur le sujetâ€, s’est réjoui hier Charles Michel, le ministre de la Coopération au développement, à l’issue du Conseil européen informel d’hier et mercredi.
Euro-Fast est la version européenne de B-Fast (Belgian First Aid and Support Team) : une équipe de personnel (secouristes et médecins) et de matériel humanitaire pouvant être déployée dans les délais les plus courts sur les lieux d’une catastrophe humanitaire. Les Belges étaient d’ailleurs parmi les premiers arrivés en Haà¯ti aprês le séisme du 12 janvier.
La tragédie avait révélé l’absence totale de coordination de l’aide humanitaire au niveau européen. Chaque pays avait agi à sa maniêre, sans concertation. C’est pour cela que “la Belgique plaide depuis 2003 pour un Euro-Fast qui améliorerait l’efficacité de l’aide dans les premiêres heures qui suivent une catastropheâ€, explique Charles Michel.
Le projet était réapparu aprês le tremblement de terre haà¯tien et a déjà fait l’objet de premiêres discussions entre les ministres européens en charge de l’Aide humanitaire (DH du 19/1).
Dans le même ordre d’idées, les députés fédéraux Georges Dallemagne (CDH) et Xavier Baeselen (MR) avaient déposé une résolution à la Chambre, début février, au sujet des Casques blancs – que l’on peut comparer à Euro-Fast. Ils invitaient la Belgique à défendre le projet devant l’Union européenne.
“Je suis fier de constater qu’il y a un consensus pour aller de l’avant. La Belgique est l’un des pays qui s’est mobilisé le plus fortement autour d’Euro-Fastâ€, ajoute le ministre Michel. “La Commission européenne va maintenant devoir faire des propositions et ce sera au Conseil de trancher.â€
Un Euro-Fast opérationnel pour la fin de l’année ? “Sans doute pas. Mais des décisions concrêtes devront être prises en 2010, sous la présidence belge de l’Unionâ€, conclut-il. “On n’a plus le temps de tergiverser. Profitons de la visibilité d’Haà¯ti. Tout le monde peut être concerné par une catastrophe naturelle.â€
Le tremblement de terre du 6 avril 2009 à L’Aquila, en Italie, est là pour le rappeler.
Posted: février 20th, 2010 under Action Député, Echo presse, La semaine d'un échevin.